Holà,
Après avoir beaucoup travaillé autour de l’observation avec les cartes contrastées et les premières images, j’avais envie d’aller un peu plus loin et de commencer à introduire doucement les premières activités d’association et de discrimination visuelle.
Observer deux images, repérer ce qui est identique, retrouver un modèle parmi plusieurs propositions ou encore comprendre que deux objets différents peuvent pourtant porter le même nom… Toutes ces petites activités préparent progressivement l’enfant à trier, associer et classer.
J’ai donc préparé cette petite collection qui se compose de trois jeux évolutifs, que l’on peut proposer progressivement selon l’âge et les capacités de l’enfant.
La discrimination visuelle, c’est la capacité à observer, comparer et repérer les ressemblances et les différences.
Elle intervient très tôt dans les apprentissages et sera ensuite nécessaire dans de nombreux domaines : reconnaître des formes, différencier des lettres ou des chiffres, trier des objets, classer des éléments...
Une balle dessinée n’est pas la balle qu’il manipule. Un poisson représenté sur une carte n’est pas le poisson qu’il peut observer dans un aquarium. Pourtant, peu à peu, l’enfant comprend qu’ils représentent la même chose.
Mais avant tout cela, on peut commencer très simplement :
- retrouver deux images identiques ;
- repérer une image modèle parmi plusieurs ;
- associer différentes représentations d’un même objet ;
- commencer à constituer de petites familles.
Comme toujours, l’objectif n’est pas de proposer toutes les cartes en même temps. On commence avec très peu d’éléments, puis on augmente progressivement la difficulté lorsque l’enfant maîtrise l’activité.
Le principe des Petits Doubles est tout simple : chaque illustration existe deux fois à l’identique. Au départ, je propose seulement deux ou trois paires, avec des images très différentes les unes des autres. L’enfant peut alors chercher et réunir les deux cartes identiques.Puis, petit à petit, on peut augmenter le nombre de cartes.
Avec les mêmes cartes, on peut également jouer à :
- associer librement les paires ;
- faire un petit loto en posant un exemplaire de chaque carte devant l’enfant ;
- jouer au memory lorsque l’enfant est prêt ;
- donner une carte modèle et lui demander de retrouver son double parmi plusieurs ;
- associer certains objets réels à leur image.
J’aime particulièrement ce type de matériel parce qu’il peut évoluer avec l’enfant sans avoir besoin de multiplier les supports.
Une fois que l’enfant a compris le principe de l’appariement, on peut lui proposer une activité qui demande un peu plus d’observation: "Trouve le même".
Chaque carte présente une grande image modèle puis trois petites images parmi lesquelles il faut retrouver celle qui est exactement identique.
Les premières cartes proposent volontairement des images très différentes les unes des autres. Puis la difficulté augmente progressivement : fruits entre eux, animaux entre eux et, pour terminer, différentes expressions d’un même visage.
L’enfant ne peut alors plus se contenter de reconnaître globalement le sujet : il doit observer les détails.
Lorsque l’enfant est accompagné, il peut simplement montrer du doigt la bonne réponse.
On peut aussi lui proposer de :
- poser un petit jeton sur l’image choisie ;
- ou utiliser une pince à linge.
J’aime particulièrement cette dernière utilisation, car elle permet d’ajouter un petit travail de motricité fine, tout en rendant l’activité autocorrective.
Il suffit pour cela de placer, en amont, une petite pastille ou gommette au dos de la carte, exactement derrière la bonne réponse. Une fois sa pince positionnée, l’enfant n’a plus qu’à retourner la carte pour vérifier si elle se trouve bien au niveau de la pastille.
Cela lui permet de contrôler seul sa réponse, sans avoir besoin que l’adulte lui dise immédiatement si elle est correcte.
Ce troisième jeu introduit une notion un peu différente. Cette fois-ci, les images ne sont plus identiques. L’enfant doit comprendre que plusieurs représentations différentes peuvent pourtant désigner la même chose.
Par exemple :
- une pomme rouge, une pomme verte et une pomme jaune ;
- différentes chaises ;
- plusieurs races de chiens...
"C’est toujours moi" comprend 12 familles de trois cartes.
On peut placer une première pomme et un premier papillon comme modèles, puis proposer les autres cartes une par une afin que l’enfant les regroupe.
Plus tard, on pourra mélanger davantage de familles et laisser l’enfant chercher seul ce qui va ensemble.
C’est une étape particulièrement intéressante parce qu’elle permet de comprendre qu’une pomme n’est pas uniquement cette pomme précise que l’on connaît : malgré leurs différences de couleur, de forme ou de variété, elles restent toutes des pommes.
On commence alors doucement à entrer dans la catégorisation.
Avec Je regarde, j’associe, La suite logique sera d’aller un peu plus loin vers le tri et la classification.
L’enfant ne cherchera alors plus seulement ce qui est identique ou ce qui représente la même chose : il commencera à comprendre que plusieurs éléments différents peuvent être regroupés selon un critère commun.
Pour introduire cette nouvelle étape, je vais notamment ressortir et retravailler une activité déjà présente sur le blog : Terre – Air – Eau.
Grâce à trois milieux matérialisés et à des images à classer, cette activité permet d’aborder très concrètement la notion de classification, en invitant l’enfant à observer, comparer puis organiser les éléments selon leur milieu.
♡ Chaque association l'aide à mieux organiser ce qu'il découvre.
♡ Et petit à petit, le monde autour de lui devient plus lisible.